Quand la mode affole les salles d’enchères
- Gaëlle

- 22 juil. 2025
- 4 min de lecture
C’était le 10 juillet dernier, le Birkin originel, créé pour Jane Birkin se vendait à Sotheby’s pour près de 8,6 millions d’euros. La mode sait affoler les salles d'enchères, retour sur sept ventes qui ont affolé les enchères.
Le Birkin Originel

Impossible de commencer cette liste par un autre article que notre cher Birkin. Vous ne le connaissez pas ? Vous devez vivre dans une grotte alors puisqu’il s’agit tout simplement d’un des sac les plus populaire de l’histoire de la mode. Imaginé en 1984 pour la célèbre chanteuse et actrice Jane Birkin (la
légende veut que la naissance de ce produit soit le résultat d’une rencontre dans un avion et d’un accident de sac renversé), le Birkin est aujourd’hui la consécration du luxe. Impossible d’en obtenir un sans être mis sur liste d’attente et de dépenser plusieurs milliers d’euros auprès d’Hermès. Le modèle de Jane Birkin reste cependant un produit unique : gravure des initiales de sa propriétaire et présence d’une bandoulière (qui n’est pas arrivée jusqu’aux modèles actuellement à la vente).
Evalué à un million d’euros pour sa vente chez Sotheby’s, ce sac de légende a finalement été acquis pour la modique somme de 10,1 millions de dollars soit 8,6 millions d’euros.
THE Marilyn Monroe dress

Sulfureuse robe qu’on a pu redécouvrir lors du Met Gala de 2022 (portée par Kim Kardashian), la robe de Marylin Monroe n’avait pas fini de faire tourner les têtes. Portée en 1962 à l’occasion de l’anniversaire du président John F. Kennedy, cette robe est faite pour les scandales. En effet, à l’époque de nombreuses rumeurs courraient déjà sur une potentielle liaison entre l’actrice/chanteuse et l’homme d’état. Vous vous doutez bien que ce n’est pas son interprétation des plus sensuelles du classique Happy Birthday qui a fait se taire les médisants.
A deux reprises la robe, dessinée par Bob Mackie et aujourd’hui conservée au Ripley’s Belive It Or Not museum, a su faire sembaler les salles d’enchères. Une première fois en 1999 en s’envolant pour 1,3 millions de dollars et une seconde en 2016 pour 4,8 millions de dollars.
Le Black Sheep et la Reine de Coeur

Nous sommes en 1981, en Angleterre. La jeune Diana Spencer, 19 ans, vient d’annoncer ses fiançailles avec le prince Charles. Si elle n’est pas encore connue pour sa revenge dress ou son incroyable street
style, la jeune femme démontre pourtant déjà un sens de la mode assuré pour les années 80 et 90. Comme un mauvais présage, lors d’un des (nombreux) matchs de polo de son fiancé, Lady Di se présente avec un pull rouge imprimé de moutons blancs. Sauf un, qui est noir. Une potentielle métaphore de la position qu’elle occupa dans la famille royale.
En 2023, la version originale du pull se retrouva aux enchères (alors qu’une copie est conservée dans les collections du Victoria & Albert Museum). Elle sera adjugée à 1,1 millions de dollars. Ça fait cher le mouton.
L’armure Paco Rabanne

Il y a des moments où la mode prouve son approche artistique plus que pratique. Ces moments sont assez courants mais peu sont prouvés lors d’une vente aux enchères. Ce fut le cas pour une des robes de Paco Rabanne lors d’une vente aux enchères de la plateforme Fair Warning. Venant de la collection Printemps-Été de 1967, la robe entièrement faite en pièces d'aluminium atteint des records : 112 100 dollars. “Paco Rabanne said in an interview somewhere that women had become warriors, so he decided to give them an armor.” Avait déclaré Loic Gouzer, le fondateur de la plateforme en décrivant la robe. Pour être honnête, il s'agit vraiment d’une robe pour laquelle on pourrait se permettre d’entrer en guerre.
Ascot ne l’avait pas vu venir

Si, comme moi, vous aimez les comédies musicales et Audrey Hepburn, il est fort probables que vous ayez vu My Fair Lady. Et comme moi, vous avez sûrement rit devant cette mythique scène se déroulant durant les courses se déroulant à l’hippodrome d’Ascot LE lieu de la haute société anglaise. C’est à Cecil Beaton que nous devons l’incroyable robe que porte l’actrice dans cette scène. Une robe des plus marquante et qui a l’air des plus impraticables.
Et pourtant, en 2011, elle s’est vendue pour 4,5 millions de dollars lors d’une vente aux enchères de Profiles in History. Autant dire que les parieurs ne l’avaient pas vu venir.
A Wicked Dress

Bon, le jeu de mot était facile. Mais comment résister quand hier encore le monde se parait de rose et de vert pour la sortie au cinéma de Wicked (le prochain opus devant arrivé en Novembre prochain). Elle n’était pas encore présente dans le premier film mais Dorothy est pourtant l’un des personnages centraux du Magicien d’Oz. Et le costume que Judy Garland portait pour le film de 1939 (un des premiers en couleur) a participé à la légende du film (en plus de ses fameux souliers).
Tout aussi légendaire : le prix auquel la robe s’envola lors d’une vente aux enchères de Turner Classic Movies ; 1 565 000 dollars. De quoi voir sa maison se faire emporter par une tornade.
Une robe qui ne manque pas d’air

Vu l’aura qui l’entour et les obsessions qu’elle continue d’alimenter, il était normal qu’une autre robe iconique de son vestiaire apparaisse dans cette liste. Marilyn Monroe, debout au-dessus d’une grille de métro, sa robe s’envolant pour laisser apercevoir ses dessous : voilà une image classique du cinéma américain. Portée dans la production The Seven Year Itch (Sept Ans de Réflexion en version française), cette robe est également un symbole de la femme sex symbol. En même temps, quand on est portée par Marilyn, on peut se le permettre.
Son prix de vente ? 5,6 millions de dollars lors de la vente aux enchères de Profiles in History.




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