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'Locket' de Madison Beer : un album tout en ambiance

  • Photo du rédacteur: Gaëlle
    Gaëlle
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture
Le nouvel album de la jeune femme de 26 ans pourrait être la tracklist complète de toutes ces situationships qu’on imagine éternelles : romantique, inquiétant, cathartique et parfois un peu toxique. L'album s’écoute en boucle. 

Je vais être honnête : jusqu’à peu, Madison Beer ne faisait pas partie de mes artistes les plus à suivre. Trop parfaite, trop belle, trop “elle fait tout”. Le genre de profil que l’on classe vite et parfois assez injustement dans la catégorie des “pretty privilege”. Moi ? Jalouse ? Complètement. Et puis Spotify, mon meilleur ami toxique qui me connaît un peu trop bien, m’a glissé le titre Boyshit entre deux sons. Mauvaise idée. Ou plutôt, excellente. 


Parce qu’impossible de zapper. 



Boyshit est ce genre de morceau qui sonne comme une libération : piquant, presque léger mais chargé de cette lassitude familière face aux relations médiocres. Madison y règle ses comptes sans jamais hausser le ton, et c’est ce qui est addictif. On écoute, on hoche la tête et sans s’en rendre compte on se sent comprise. 


C’est le pari qu’elle a à nouveau relevé avec Locket. Cet album d’ambiance n’est pas figé puisqu’il s’adapte à nos états d’âme. Comme une bande-son intérieure. Besoin de romantisme doux-amer ? C’est dispo (Bittersweet). Envi de se sentir un peu dangereuse, un peu obsessionnelle, un peu main character energy ? Aussi (yes baby). 


Make you Mine, un des lead singles, flirte ouvertement avec le thriller psychologique. Les paroles sont sucrées, presque innocentes mais quelque chose cloche et Madison joue très bien avec. Le clip, clin d'œil assumé à Jennifer’s Body joue avec les codes du désir, de la jalousie et du contrôle. On est loin de l’innocence. Ici, la douceur est une arme. 



A l’inverse, des titres comme Bad Enough ou Nothing at All exposent une Madison Beer plus fragile. Elle y parle de l’amour comme d’un refuge précaire, d’un besoin presque vital mais surtout jamais garanti. Ce sont des morceaux qui s’écoutent tard, dans son lit, quand les pensées commencent à tourner un peu trop vite et que le silence devient inconfortable. La vulnérabilité assumée de l’album peut surprendre. Madison n’est pas là pour raconter une success story. On parle d’attachement, de dépendance émotionnelle, de fantasmes (tant relationnels que professionnels) et de désillusion quand on ne peut les faire aboutir. Ni victime, ni héroïne, elle observe, ressent et raconte son vécu. Et dans un paysage pop souvent obsédé par le contrôle et l’image, cette honnêteté fait du bien.


Entre pop-alternative, R&B et atmosphère cinématographique, chaque titre semble pensé comme une scène. C’est versatile, cohérent et surtout mature. L’album ne cherche pas à séduire tout le monde, non, Madison est là pour prouver qu’elle est capable d’être une conteuse d'émotions complexes, contradictoires et souvent inconfortables. Locket n’est pas le genre d’album qu’on écoute pour impressionner son crush du bureau. On l’écoute pour soi. Pour justement accompagner le crush, sa désillusion, une rupture, une phase de doute ou juste pour s’offrir un moment suspendu. Et honnêtement ? C’est peut-être ça la vraie réussite de Madison Beer : nous offrir des moments de réflexion. 



Mon top 3 : 


  1. bad enough

  2. yes baby

  3. nothing at all

 
 
 

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